Plonger dans WordPress (sans bouée)
Avant même de toucher au moindre bloc, il a fallu valider un point essentiel avec Clémence : passer sur WordPress avec Elementor Pro. L’idée était simple : si je voulais que le site colle aux maquettes que j’avais préparées, il me fallait des outils suffisamment souples et pro. Elle a accepté tout de suite, parce qu’on était d’accord sur une chose : autant se donner les bons moyens dès le départ plutôt que bricoler et finir frustrées.
Et puis, j’ai sauté dans le grand bain. Je connaissais vite fait Elementor, mais pas de quoi me sentir experte… alors j’ai fait comme d’habitude : j’ai testé, testé encore et parfois cassé des trucs. Oui, j’ai fait des erreurs, mais à chaque fois j’ai réparé, appris et avancé. C’est un peu la règle du jeu avec WordPress : si tu ne bidouilles pas, tu n’apprends pas.
Certaines idées de la maquette ont dû être modifiées, parce que mon niveau technique ne me permettait pas encore d’aller aussi loin que je l’aurais voulu, malgré toutes mes recherches sur Google, YouTube… et même quelques SOS envoyés à ChatGPT. Mais c’est ça aussi la réalité du webdesign : une maquette, ce n’est jamais figé. Parfois ça marche nickel, parfois il faut ajuster, trouver une autre solution ou carrément changer d’approche.
Ainis, j’ai appris à rester flexible, à accepter qu’un site évolue en fonction des contraintes techniques… et à garder le cap malgré les petites galères. Parce qu’au final, ce qui compte, ce n’est pas de coller à 100 % au dessin de départ, mais de créer un site qui fonctionne, qui est fluide et qui reste fidèle à l’esprit d’O3il.
Le club des problèmes techniques : j’ai la carte VIP
Autant être honnête : intégrer un site sur WordPress, ce n’est pas juste du glisser-déposer. C’est aussi une bonne dose de casse-tête et de bugs parfois incompréhensibles. Et comme je n’étais pas encore une pro de la plateforme, certaines choses m’ont pris… un temps fou. Entre les recherches Google, les tutos YouTube et mes essais/erreurs à répétition, j’ai parfois eu l’impression de passer plus de temps à réparer qu’à construire.
Il y a eu les petites frustrations, comme cette fameuse checkbox de la page contact. Impossible de la mettre aux couleurs de la charte graphique sans toucher au CSS. J’ai galéré, j’ai râlé… mais à force d’essais, j’ai fini par trouver un code qui marchait. Même combat pour les boutons de partage ou le bouton « copier le lien » : là, j’ai carrément dû appeler une connaissance qui m’a aidée à plonger dans du HTML un peu complexe pour mon niveau. Mais bon, mission accomplie !

Et puis il y a eu la liste des « grands classiques » :
- Une page d’accueil remplacée par une recherche : oui, j’ai eu droit à l’affichage « Résultats de recherche pour : {search_term_string} » à la place de la vraie home… glamour.
- Le changement de nom de domaine qui a cassé des liens dynamiques : résultat, une pluie d’erreurs 404 et des polices qui ne s’affichaient plus comme avant.
- Les taxonomies impossibles à gérer comme je voulais : cette catégorie par défaut « Catégorie »… une vraie plaie !
- Les plugins qui faisaient des siennes : Wordfence en tête avec ses alertes à répétition.
Côté Elementor, ce n’était pas mieux :
- Sur tablette, certains styles ne réagissaient pas pareil qu’en desktop (bonjour la bande blanche qui apparaît de nulle part).
- Les widgets qui refusaient de faire pile ce que je voulais, comme le soulignage arrondi du menu ou l’animation de la flèche de scroll qui s’arrêtait au lieu de faire une boucle.
- Des soucis de performance : même avec des images <200 Ko, le chargement restait lent et l’animation de pagination pour le blog et le portfolio (Ajax) s’amusait à recharger deux fois.
Bref, j’ai accumulé les petits combats, mais chacun d’eux m’a forcée à apprendre quelque chose de nouveau. Et parfois, ça passait par des plugins supplémentaires : pour gérer le SEO, organiser les médias en dossiers, sécuriser le site, créer des types de contenus personnalisés et même plonger un peu dans le PHP quand il n’y avait pas d’autre choix.
Alors, oui, j’ai transpiré, mais j’ai surtout compris que WordPress, c’est un peu comme un jeu vidéo : chaque bug est un mini-boss à battre. Et honnêtement… la victoire n’en est que plus satisfaisante.
Mission contenu : entre sérieux et crises de fou rire
Entre deux bugs techniques et mes bidouilles sur Elementor, j’ai pris le temps de bosser directement avec Clémence sur le contenu du site. Parce qu’un joli design, sans textes clairs et optimisés, ça ne sert pas à grand-chose.
La première session, on s’est attaqué à la page d’accueil. Je lui ai expliqué les bases du SEO que j’avais découvertes dans ma formation (et dont je parle plus en détail dans un autre article).
On s’est aidées du site SEO sans migraine : une vraie bouée de sauvetage pour poser les bons mots au bon endroit. Clémence a vite pris le pli, et l’idée, c’était qu’elle puisse être autonome pour continuer à gérer la suite sans moi, pendant que je poursuivais l’intégration des maquettes.
Spoiler : ce n’était pas que du travail sérieux. Après plusieurs heures à réfléchir, écrire, effacer, réécrire… on a aussi eu nos bons moments de rigolade (et heureusement, sinon nos cerveaux auraient grillé sur place).

Je suis ensuite retournée chez elle pour avancer sur les pages « Projets ». Cette fois, elle a pris le relais sur les autres sections et on a trouvé un rythme de travail assez fluide : chacune de notre côté, mais toujours en échange constant. Bon, on a aussi dû se mettre quelques petits « avertissements » mutuels à base de memes pour se rappeler d’aller dormir (dont un magnifique « va dormir » illustré d’un chien avec une batte).

Bref, cette partie du projet, c’était du vrai travail d’équipe, mais version détendue. Le site avançait bien et on avait une dynamique motivante qui nous a permis d’avancer beaucoup plus vite qu’on ne l’imaginait.




