7 semaines pour passer de la théorie à la vraie vie

En sept semaines de stage, j’ai troqué mes bases étudiantes contre du concret : apprivoiser WordPress et Elementor Pro, apprendre à parler « site web » sans jargon, m’organiser avec la méthode agile et même me former au SEO en express. Le tout, seule aux commandes, entre recherches Google, Trello et petites victoires bien réelles.

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Post-it illustrant le passage de la théorie au concret pendant le stage de Tiffanie, entre doutes, organisation et nouvelles compétences acquises.

L’idée derrière l’article

On commence par le début

Qu’est-ce que ça change, de passer d’exercices étudiants à un vrai projet en entreprise ?

Sur le papier, je connaissais déjà le web : un peu de WordPress, quelques bases de design digital et une bonne dose de théorie. Mais rien ne vaut un premier cas concret, avec une vraie cliente, de vrais objectifs et… un timing de 7 semaines. Là, pas d’intervenant pour corriger, pas de plan tout prêt : juste moi, mes compétences, ma curiosité et beaucoup d’adaptation.

Et c’est justement ça que j’ai découvert : la différence entre « savoir » et « faire pour de vrai ». Organiser mon travail, trouver des solutions seule, vulgariser mes choix, monter en compétence sur le SEO… autant de choses qu’aucun cours ne peut vraiment simuler. Alors, qu’est-ce que j’ai appris de ce premier vrai plongeon dans le monde pro ? Je vous raconte.

Carnet de notes de Tiffanie listant ses doutes avant le stage et les compétences gagnées après, reflet de son évolution en 7 semaines.

Entrons dans le cœur du sujet

De la théorie au terrain : premier vrai crash test

Avant ce stage, j’avais déjà mes bases : un peu de WordPress, quelques projets d’école, du design et du web en mode apprentissage… mais jamais rien de « pour de vrai ». Et là, boum : premier cas concret, une vraie cliente, un vrai site qui devait marcher et pas juste rendre bien sur une maquette de cours.

Autant dire que la pression était différente. Chaque clic comptait, chaque choix pouvait changer l’expérience des visiteurs et cette fois… pas d’intervenant derrière pour me dire « oui, c’est bien » ou « attention, corrige ça ». J’étais seule aux commandes.

J’ai donc découvert qu’appliquer ses connaissances dans le monde réel, c’est un peu comme passer du simulateur à la conduite sur autoroute : tu paniques un peu au début, mais ça rend vite accro.

WordPress et Elementor Pro : apprivoiser les bêtes

WordPress, je le connaissais « de loin » et Elementor Pro encore plus. Autant dire qu’au début, j’avais l’impression de débarquer dans une cuisine avec 300 ustensiles dont je ne connaissais pas le nom.

Mais à force de fouiller, de cliquer partout (et parfois de casser des choses), j’ai fini par comprendre comment tout s’imbriquait. Les widgets, les templates, les réglages cachés… petit à petit, ça a cessé d’être une jungle et j’ai pu construire un site clair, beau et fonctionnel.

Capture d’écran d’Elementor Pro, illustrant l’apprentissage de Tiffanie qui a dompté l’outil pas à pas pendant son stage.
Elementor Pro : l’outil que j’ai apprivoisé avec de curiosité (et de patience).

Le plus drôle ? C’est qu’au bout de quelques semaines, j’étais presque devenue « pote » avec Elementor. Au point de me dire : « Tiens, aujourd’hui, il a décidé d’être sympa, tout marche du premier coup ». Et d’autres fois… bon, disons que j’ai bien appris à garder mon calme quand un bouton refusait obstinément de se mettre à la bonne place.

Apprendre à parler « humain » (et pas qu’en geek)

Un truc que je n’avais pas prévu, c’est à quel point j’allais devoir expliquer ma démarche à Clémence. Parce que moi, dire « balises Hn » ou « maillage interne », ça me paraît logique… mais pour quelqu’un qui ne baigne pas dans le digital, ça reste du charabia.

J’ai donc appris à vulgariser, à traduire mes choix en langage clair : « si je fais ça, c’est pour que ton site soit plus lisible » ou « si j’ajoute ça, Google comprendra mieux ton contenu ». En gros, j’ai dû sortir du mode « étudiante qui applique ses cours » pour entrer dans le mode « professionnelle qui justifie ses décisions ».

Et franchement, ça m’a fait progresser. Parce que savoir faire, c’est bien, mais savoir expliquer simplement ce qu’on fait, c’est un vrai super-pouvoir (et ça évite les regards perdus en visio).

Sept semaines en mode survie : débrouille et organisation

Là, c’est le chapitre « école de la vie ». Sept semaines pour sortir un vrai site, toute seule dans mon coin, sans personne à qui demander « euh, tu peux m’aider ? ». Clairement, ça m’a appris deux choses : la débrouille et l’organisation.

Pour la débrouille, je crois que Google, YouTube ont été mes meilleurs collègues. À chaque problème, je faisais une recherche, je regardais ou lisais dix tutos pour ensuite faire des essais, souvent parsemés d’échecs. Et au bout d’un moment… bingo, la solution. Parce que parfois, impossible de trouver LE tuto qui correspondait exactement à mon souci (surtout quand ça touchait à du code ou à des bidouilles précises dans WordPress). Et là, j’ai eu un autre allié de choc : ChatGPT. Oui, même lui m’a sauvé la mise plusieurs fois, en me donnant des pistes concrètes ou des manip’ que je n’aurais jamais devinées toute seule. C’était parfois frustrant, mais aussi super satisfaisant quand j’arrivais enfin à débloquer une galère.

Pour l’organisation, j’ai adopté la méthode agile. J’ai monté un tableau Trello façon Scrum, où je découpais mon travail en petites tâches. Ça me permettait d’avancer étape par étape, cocher des cases (j’avoue que c’était mon petit plaisir) et surtout, ça permettait à Clémence de suivre mon avancée à distance, sans avoir besoin de me poser constamment la question « Tu en es où ? ». Mais entre les grandes étapes, je faisais un point avec elle pour rester alignée.

Tableau Trello utilisé par Tiffanie pour organiser son stage avec la méthode agile et suivre chaque étape du projet web.
Mon Trello de stage : l’arme secrète pour garder le cap, cocher des cases (et rester saine d’esprit).

Résultat : j’ai tenu le timing, je n’ai pas (trop) perdu la tête et j’ai découvert une méthode de travail que je vais clairement réutiliser.

Le plan de route

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La petite note à emporter avec vous

Tiffanie fermant son ordinateur après son stage, symbole de finalisation après 7 semaines de projet web.

On termine en beauté

Ce stage m’a appris mille fois plus qu’un simple cours théorique : j’ai dû plonger dans le concret, tester, échouer, ajuster… et surtout avancer seule, avec mes propres armes (et quelques coups de pouce bien trouvés en ligne).

Au fil des semaines, j’ai découvert que créer un site ce n’était pas seulement « assembler des blocs » sur WordPress, mais aussi expliquer mes choix, rendre mes intentions claires et penser autant pour l’utilisateur que pour Clémence. J’ai appris à dompter Elementor Pro, à m’organiser comme une vraie chef de projet avec la méthode agile, à maîtriser des bases solides de SEO et même à trouver des solutions techniques improbables grâce à ChatGPT quand Google ne suffisait plus. Grâce à ça, j’ai gagné en autonomie, en confiance et en vision.

Résultat ? Au final, j’ai transformé un premier cas réel en entreprise en une vraie expérience formatrice. J’ai non seulement aidé O3il à faire grandir sa présence en ligne, mais j’ai aussi ajouté un gros bagage à mon parcours. Aujourd’hui, je me sens capable de gérer un projet web de A à Z, d’anticiper les obstacles et d’y répondre avec méthode. Ce stage a été mon accélérateur : il m’a permis de passer du statut d’étudiante à celui de jeune pro prête à relever de nouveaux défis.

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