De la théorie au terrain : premier vrai crash test
Avant ce stage, j’avais déjà mes bases : un peu de WordPress, quelques projets d’école, du design et du web en mode apprentissage… mais jamais rien de « pour de vrai ». Et là, boum : premier cas concret, une vraie cliente, un vrai site qui devait marcher et pas juste rendre bien sur une maquette de cours.
Autant dire que la pression était différente. Chaque clic comptait, chaque choix pouvait changer l’expérience des visiteurs et cette fois… pas d’intervenant derrière pour me dire « oui, c’est bien » ou « attention, corrige ça ». J’étais seule aux commandes.
J’ai donc découvert qu’appliquer ses connaissances dans le monde réel, c’est un peu comme passer du simulateur à la conduite sur autoroute : tu paniques un peu au début, mais ça rend vite accro.
WordPress et Elementor Pro : apprivoiser les bêtes
WordPress, je le connaissais « de loin » et Elementor Pro encore plus. Autant dire qu’au début, j’avais l’impression de débarquer dans une cuisine avec 300 ustensiles dont je ne connaissais pas le nom.
Mais à force de fouiller, de cliquer partout (et parfois de casser des choses), j’ai fini par comprendre comment tout s’imbriquait. Les widgets, les templates, les réglages cachés… petit à petit, ça a cessé d’être une jungle et j’ai pu construire un site clair, beau et fonctionnel.

Le plus drôle ? C’est qu’au bout de quelques semaines, j’étais presque devenue « pote » avec Elementor. Au point de me dire : « Tiens, aujourd’hui, il a décidé d’être sympa, tout marche du premier coup ». Et d’autres fois… bon, disons que j’ai bien appris à garder mon calme quand un bouton refusait obstinément de se mettre à la bonne place.
Apprendre à parler « humain » (et pas qu’en geek)
Un truc que je n’avais pas prévu, c’est à quel point j’allais devoir expliquer ma démarche à Clémence. Parce que moi, dire « balises Hn » ou « maillage interne », ça me paraît logique… mais pour quelqu’un qui ne baigne pas dans le digital, ça reste du charabia.
J’ai donc appris à vulgariser, à traduire mes choix en langage clair : « si je fais ça, c’est pour que ton site soit plus lisible » ou « si j’ajoute ça, Google comprendra mieux ton contenu ». En gros, j’ai dû sortir du mode « étudiante qui applique ses cours » pour entrer dans le mode « professionnelle qui justifie ses décisions ».
Et franchement, ça m’a fait progresser. Parce que savoir faire, c’est bien, mais savoir expliquer simplement ce qu’on fait, c’est un vrai super-pouvoir (et ça évite les regards perdus en visio).
Sept semaines en mode survie : débrouille et organisation
Là, c’est le chapitre « école de la vie ». Sept semaines pour sortir un vrai site, toute seule dans mon coin, sans personne à qui demander « euh, tu peux m’aider ? ». Clairement, ça m’a appris deux choses : la débrouille et l’organisation.
Pour la débrouille, je crois que Google, YouTube ont été mes meilleurs collègues. À chaque problème, je faisais une recherche, je regardais ou lisais dix tutos pour ensuite faire des essais, souvent parsemés d’échecs. Et au bout d’un moment… bingo, la solution. Parce que parfois, impossible de trouver LE tuto qui correspondait exactement à mon souci (surtout quand ça touchait à du code ou à des bidouilles précises dans WordPress). Et là, j’ai eu un autre allié de choc : ChatGPT. Oui, même lui m’a sauvé la mise plusieurs fois, en me donnant des pistes concrètes ou des manip’ que je n’aurais jamais devinées toute seule. C’était parfois frustrant, mais aussi super satisfaisant quand j’arrivais enfin à débloquer une galère.
Pour l’organisation, j’ai adopté la méthode agile. J’ai monté un tableau Trello façon Scrum, où je découpais mon travail en petites tâches. Ça me permettait d’avancer étape par étape, cocher des cases (j’avoue que c’était mon petit plaisir) et surtout, ça permettait à Clémence de suivre mon avancée à distance, sans avoir besoin de me poser constamment la question « Tu en es où ? ». Mais entre les grandes étapes, je faisais un point avec elle pour rester alignée.

Résultat : j’ai tenu le timing, je n’ai pas (trop) perdu la tête et j’ai découvert une méthode de travail que je vais clairement réutiliser.




