Silence, on relooke : les coulisses de la nouvelle identité d’O3il

De la première discussion autour des couleurs à la création d’un logo. Je vous emmène dans les coulisses de la direction artistique et de la charte graphique d’O3il Production. Un travail où chaque détail compte pour créer un univers à la fois cinématographique, élégant et chaleureux.

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Main dessinant des croquis du futur logo d’O3il Production pour la nouvelle identité visuelle avec un crayon rose.

L’idée derrière l’article

On commence par le début

C’est quoi la recette d’une charte graphique qui en jette sans faire « tape-à-l’œil » ?

On pourrait croire qu’une charte graphique c’est juste choisir des jolies couleurs qui vont bien ensemble, coller un logo sympa et hop, merci, au revoir. Mais en réalité, c’est bien plus que ça. C’est un exercice où chaque choix visuel raconte quelque chose, reflète une personnalité et crée une ambiance unique.

C’est aussi un vrai défi : comment attirer l’œil sans en faire trop ? Comment rester élégant tout en marquant les esprits ? Et surtout, comment faire en sorte que chaque détail visuel parle de la même voix et renforce l’identité globale ?

Dans cet article, je reviens sur ma manière d’aborder cette question : traduire l’âme d’O3il Production en un univers visuel cohérent, marquant et accueillant… et trouver l’équilibre parfait entre impact et subtilité.

Ordinateur affichant la charte graphique d’O3il Production avec des croquis de logos et des notes de travail

Entrons dans le cœur du sujet

Le plan secret pour que ça claque… sans en faire trop

Avant de sortir mes pinceaux numériques, il fallait d’abord savoir où on allait. Et pour ça, j’ai posé à Clémence la question qui fâche (ou pas) : « Tu veux qu’on change complètement l’ambiance ou on garde la base ? »

Sa réponse : on garde le noir et le bleu. C’est déjà l’ADN visuel d’O3il Production et ça marche bien… mais de les harmoniser pour que ça fonctionne encore mieux. Un peu comme quand tu ranges ton dressing et que tu réalises que tes pièces préférées mériteraient juste un meilleur éclairage.

O3il avait déjà ses couleurs signatures, mais pas question de les garder brutes telles quelles : le noir pur qui avale tout sur son passage et le bleu électrique qui te réveille plus vite qu’un double expresso… ça peut vite fatiguer l’œil.

L’objectif est d’adoucir et d’harmoniser ces teintes pour qu’elles traduisent mieux l’univers de l’agence : pro, sensible, artistique et un poil plus chaleureux. Parce que le site, dans sa version actuelle, avait un côté pro et soigné, mais aussi un petit mur invisible entre lui et le visiteur. Je voulais casser ça.

On garde donc le côté impactant et sombre (parce que ça fait partie de l’ADN de la marque), mais on y glisse des nuances, de la douceur, des contrastes bien dosés… pour que ça donne envie de rester. Un univers profond, mais accessible : inspiré du cinéma, minimaliste, avec des espaces qui respirent et des touches de couleur équilibrées entre dynamisme (le bleu identitaire retravaillé) et chaleur (une teinte plus douce pour apaiser l’ensemble).

Ainsi, le site aura du caractère, avec une ambiance forte, mais qui te tend la main au lieu de juste te regarder de loin.

Le cocktail visuel qui pose l’ambiance

Une fois l’intention posée, il était temps de passer à l’étape « planche d’inspiration ». En gros, c’est un peu comme faire un tableau Pinterest géant, mais version pro et réfléchi, pour poser les bases de toute la direction artistique : logo, couleurs, typographies et ambiance générale.

Le but ? Fixer un cap clair pour que chaque élément visuel parle le même langage. Pas juste « c’est joli », mais « ça raconte l’histoire d’O3il Production en un coup d’œil ».

Moodboard rassemblant des références visuelles autour du cinéma, des couleurs et des logos pour la charte graphique d’O3il Production
Le patchwork créatif qui pose les bases : caméra, clap et une bonne dose d’âme.

J’ai donc construit un moodboard qui mixe deux mondes :

  • L’univers du cinéma (sans tomber dans le cliché popcorn et tapis rouge) : caméra, clap, pellicule, mais traités avec élégance.
  • Les émotions et le mouvement : des visuels qui respirent la créativité, la sensibilité et le côté « en action » de l’agence.

Côté couleurs, on reste dans ce qu’on avait défini : des tons sombres et profonds pour l’impact et le mystère, ponctués de ce bleu identitaire adouci et relevé par quelques touches plus chaudes pour humaniser le tout.

Le résultat ? Un mélange qui sent le professionnalisme sans être froid, qui reste artistique sans devenir trop conceptuel et qui traduit bien les valeurs d’O3il : authenticité, créativité et rigueur. Ainsi, j’ai la carte postale visuelle de l’agence, mais en plus chic et plus parlante.

Quand le « 3 » devient la star

Après avoir fixé l’ambiance, il était temps d’attaquer le cœur du sujet : le logo.

J’ai commencé comme toujours : un carnet, un crayon et beaucoup de gribouillis pas franchement dignes d’un musée… mais qui servent à chauffer la machine créative. Petit à petit, les formes se sont affinées et un concept a commencé à émerger : faire du « 3 » la véritable star.

Pourquoi le 3 ? Parce qu’il est littéralement au centre du nom O3il. Et surtout, c’est un chiffre qui claque visuellement et qui symbolise les 3 dimensions : l’image, le son et l’émotion. J’ai donc travaillé une forme fluide, qui rappelle à la fois le mouvement cinématographique et la créativité artistique.

Et si on regarde bien, la forme du 3 évoque les anciennes caméras à bobines, avec leurs deux ronds caractéristiques en haut. Un clin d’œil subtil, mais assumé au métier de l’agence. Pour pousser le détail encore plus loin, trois petits rectangles viennent rappeler les perforations des anciennes pellicules, histoire d’ancrer le logo dans l’héritage du cinéma.

Côté style, on reste dans le minimalisme élégant, parfaitement aligné avec l’univers visuel global, mais qui reste moderne et accessible.

Pour le texte, le nom « O3IL » est en Vesper Libre, une typographie élégante aux empattements subtils, qui épouse bien les courbes du logo, et la mention « PRODUCTION » en Montserrat, une police plus moderne et sobre, parfaite pour garantir la lisibilité sur tous les supports.

Puisqu’un logo, ce n’est pas « une seule version et basta », j’ai créé plusieurs déclinaisons :

  • Le logo secondaire : juste le nom, pour les supports réduits ou plus techniques.
  • Le logo édition : même identité, mais avec la partie « & ÉDITION » de l’agence.
  • Le favicon : la version mini qu’on retrouve dans les onglets ou en très petit format, mais qui garde la reconnaissance immédiate.
Tiffanie travaillant sur les différentes déclinaisons du logo O3il Production à l’écran : principal, secondaire, édition et favicon.
Petit moment intime avec mes déclinaisons de logo (oui, je leur parle parfois).

Et voilà, le 3 n’est plus juste un chiffre dans le nom : c’est devenu l’icône de l’agence.

L’accord parfait, comme un bon duo sur scène

Le pinceau qui met de la couleur dans la vie

Une fois le logo bouclé, il fallait l’habiller. Et là, gros dilemme : comment choisir des couleurs qui plaisent à Clémence et qui reflètent l’univers d’O3il ? Spoiler : je n’ai pas juste pioché au hasard dans un nuancier.

Après plusieurs essais (et quelques « hmm… non, ça pique les yeux »), la combinaison gagnante s’est imposée :

  • Un noir profond : symbole d’élégance, de sérieux et un clin d’œil au monde du cinéma, tout en créant un contraste fort avec le reste.
  • Un bleu foncé adouci : pour la modernité, le dynamisme et la touche digitale, mais sans le côté « néon de boîte de nuit ».
  • Un bleu clair : qui apporte de la douceur et équilibre la palette pour éviter que l’ensemble devienne trop froid ou strict.
  • Un blanc cassé : pour une lumière plus douce, moins « blanc d’hôpital » et plus chaleureuse.

Ces couleurs, ensemble, racontent déjà une histoire : celle d’une agence pro, sensible et visuellement affirmé.

La voix qui a le mot juste

Une charte graphique sans typographies, c’est comme un film sans dialogues : ça manque d’âme.

Pour O3il, il fallait des polices qui aient à la fois du caractère et de la lisibilité :

  • Vesper Libre : élégante, professionnelle avec juste ce qu’il faut de personnalité pour rappeler l’univers cinématographique. Parfaite pour les titres et les phrases qui doivent marquer.
  • Montserrat : moderne, géométrique, sobre et surtout lisible même en tout petit. Idéale pour le web et les supports où la clarté prime.
Présentation des typographies de la charte graphique d’O3il Production : Vesper Libre pour les titres et Montserrat pour le texte courant.
Le tandem typographique qui se complète à l’écran et reste lisible même en générique de fin.

Ensemble, elles fonctionnent comme un duo (pardon… un tandem de stars) bien assorti : chacune a son style, mais quand elles sont réunies, ça claque.

Le manuel pour rester canon en toute circonstance​

Une fois tout l’univers visuel bouclé, il fallait tout mettre au propre. Pas question que les futures créations partent dans tous les sens, ici, on veut de la cohérence à 100 %. Alors, j’ai réuni les pièces du puzzle (le logo, les couleurs, les typos, l’ambiance) et je les ai rangées dans une belle boîte avec étiquette : la charte graphique. C’est le mode d’emploi pour qu’O3il Production soit toujours cohérente, peu importe le support.

Dedans, j’ai tout découpé en six parties bien nettes, comme un sommaire qui te dit où trouver la bonne vis à chaque fois que tu bricoles.

Avant de tourner… on plante le décor

Ici, pas question de lancer le lecteur directement sur la couleur du bleu. On commence par raconter qui est O3il. Ce premier chapitre donne le ton : on y retrouve l’essence de l’agence, leur style narratif et leur manière d’aborder chaque projet.

J’y parle aussi de leur tonalité rédactionnelle : fluide, claire, ponctuée de clins d’œil au cinéma. Il crée naturellement de la proximité avec le public.

Et surtout, on fixe les valeurs pilier : créativité (penser autrement), authenticité (rester vrai, même dans la mise en scène) et rigueur (parce qu’un beau rendu, ça ne s’improvise pas). C’est un peu la carte d’identité officielle, mais en plus inspirante.

Le VIP de l’identité visuelle

Un logo, ce n’est pas juste un joli dessin : c’est l’élément qui doit rester intact dans toutes les situations.

Dans cette partie, j’ai documenté toutes ses déclinaisons avec chaque utilisation :

  • Le logo principal : pour les grandes scènes (site, documents officiels, affiches, génériques)
  • Le logo secondaire : pour les projets papier & co liés à l’édition
  • Le logo « édition » : pour les espaces petits ou en monochrome.
  • Le favicon : pour les plus petits formats qui doivent quand même briller (photo de profil, onglet de navigateur)

J’ai précisé la zone de protection, qui est l’espace vide obligatoire autour du logo pour éviter qu’il soit collé à autre chose, les tailles minimales pour qu’il reste lisible même en petit et les fonds autorisés pour éviter qu’il disparaisse visuellement.

Enfin, il y a la liste noire : ce qu’on ne doit jamais faire : le déformer, changer ses couleurs, modifier la typographie… Grâce à ça, les fautes de goût qui casseraient l’identité seront évitées.

Donner du style… à chaque mot

Ici, je donne les clés pour utiliser les deux typographies comme il faut.

Chaque rôle est défini clairement :

  • Vesper Libre : réservée aux titres, sous-titres et citations importantes.
  • Montserrat : dédiée aux textes longs, boutons, légendes et documents professionnels.

J’ai détaillé les graisses (de Thin à Black) et les styles (normal ou italique) autorisés, avec des exemples concrets pour le web et pour l’impression.

Le but : qu’il n’y ait jamais de doute sur « est-ce que ce titre doit être en gras ou en regular ? », tout est cadré pour garder l’harmonie.

Les nuances qui font toute l’histoire

Ici, on définit les teintes exactes qui composent l’univers d’O3il.

Quatre couleurs principales avec leurs codes précis (HEX, CMJN, RVB) pour être sûrs qu’elles sortent pareil sur un écran, un flyer ou un panneau géant.

  • Black Pearl (noir) : la profondeur et l’élégance.
  • Dodger Blue (bleu foncé) : l’énergie, la modernité, la créativité.
  • Lavender Blue (bleu clair) : la douceur qui vient équilibrer le reste.
  • Alabaster (blanc cassé) : la lumière, la clarté, l’aération.
Nuancier de la charte graphique O3il Production présentant les quatre couleurs principales : Dodger Blue, Lavender Blue, Black Pearl et Alabaster avec leurs codes HEX, RVB et CMJN.
Ici, pas de hasard : chaque couleur a son rôle, comme des acteurs bien dirigés.

J’ai aussi ajouté un camaïeu de bleus, du plus sombre au plus clair, pour créer des fonds dynamiques sans sortir du cadre.

Chaque couleur a son rôle précis : certaines pour les titres, d’autres pour les arrière-plans, certaines pour attirer l’attention… rien n’est laissé au hasard.

Ces petits détails qui font dire « wahou »

Ce chapitre est le terrain de jeu des éléments visuels complémentaires :

  • Les icônes : elles reprennent l’esprit cinéma, mais dans un style minimaliste et élégant. Elles servent à illustrer des infos sans surcharger visuellement.
  • Les photos : sobres, contrastées, avec une lumière qui met en valeur le sujet tout en gardant une part d’émotion. Elles ne sont pas là pour « faire joli » mais pour raconter une histoire en un regard.
  • Le motif graphique : dérivé du logo, il sert d’élément décoratif pour habiller des fonds ou des zones précises pour les supports papier, en ajoutant du rythme sans voler la vedette au contenu principal.

Quelques apparitions bien placées

Parce qu’une charte graphique, c’est bien… mais voir comment elle s’applique, c’est mieux. Ici, j’ai montré deux exemples concrets :

  • En print, une carte de visite : simple, élégante et efficace. Elle résume tout l’univers visuel d’O3il en quelques centimètres carrés.
  • En digital, une signature d’e-mail : harmonisée avec le reste, elle assure que même un simple « Cordialement » respire le style O3il.
Carte de visite professionnelle O3il Production avec le logo, les valeurs « Créativité, Authenticité, Rigueur » et les coordonnées de Clémence D’Onofrio.
Quand ta charte graphique tient dans la poche : la carte de visite.

Pas besoin d’en faire 50 déclinaisons : ce n’est pas l’objet principal de ma mission (le vrai gros morceau, c’est le site !). Ces deux exemples sont juste là pour montrer comment l’identité visuelle vit au quotidien… et qu’elle est prête à être utilisée partout, quand il faudra.

Le plan de route

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La petite note à emporter avec vous

Charte graphique finale d’O3il Production intégrant le logo, les couleurs officielles et les typographies principales Vesper Libre et Montserrat.

On termine en beauté

Une charte graphique réussie, c’est celle qui reste fidèle à l’identité qu’elle représente. Pas besoin d’effets voyants ou d’éléments tape-à-l’œil : tout repose sur la cohérence, l’émotion et le sens derrière chaque choix visuel.

Entre l’harmonisation des couleurs, la création du moodboard, le logo repensé, le duo typographique et la mise en forme finale dans la charte graphique, j’ai construit un socle visuel clair et cohérent pour O3il Production.

Chaque élément a été pensé pour raconter la même histoire : celle d’un univers affirmé, chaleureux et créatif, qui sait capter l’attention tout en restant élégant. Ce n’était pas juste un travail esthétique : chaque choix (nuance de couleur, forme du 3, équilibre des polices) sert à refléter la personnalité d’O3il et à créer un lien plus fort avec ses visiteurs.

Résultat ? Une identité qui ne se contente pas de « faire joli », mais qui parle, qui accueille et qui donne envie d’aller plus loin… exactement ce qu’il fallait avant de passer à la conception du site.

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