Avant d’attaquer Google, faut apprendre ses règles
Google, ce stalker professionnel
Avant de parler « stratégie », il faut déjà comprendre à quoi on a affaire. Et spoiler : Google, c’est un peu le stalker ultime du web. Ses robots passent leurs journées à explorer les pages pour décider lesquelles méritent la lumière (et lesquelles finissent au fin fond des résultats, là où personne ne clique jamais).
Pour ça, ils se basent sur trois grands critères :
- L’autorité : si d’autres sites « connus » parlent de vous, Google vous trouve crédible.
- La pertinence : est-ce que votre contenu répond vraiment à ce que cherche l’utilisateur ?
- La technique : vitesse de chargement, ergonomie, compatibilité mobile… si votre site rame ou bug, c’est carton rouge.
Et comme si ce n’était pas déjà assez, il faut aussi penser aux intentions de recherche : quand quelqu’un tape une requête, est-ce qu’il veut une info ? Trouver un site précis ? Acheter quelque chose ? Ou juste une réponse locale (« resto italien à Lyon » par exemple) ?
Bref, Google trie, compare et classe… et il n’aime pas les tricheurs. Les techniques dites « Black Hat » (par exemple, bourrer ses pages de mots-clés ou acheter des faux liens) peuvent marcher à court terme, mais tôt ou tard, Panda, Penguin ou BERT (les mises à jour d’algorithmes) vous rattrapent. Moralité : mieux vaut rester « White Hat », donc propre et durable.
Avant de courir, fixer la ligne d’arrivée
Le SEO, ce n’est pas « juste faire plaisir à Google » : c’est une vraie stratégie marketing. Et qui dit stratégie dit… objectifs clairs.
Tu veux plus de trafic ? Améliorer ton image de marque ? Générer des leads ? En fonction de ça, tu ne vas pas choisir les mêmes mots-clés ni produire les mêmes contenus.
Et pour savoir si ça marche, il faut aussi des KPI (indicateurs). Ça peut être ton trafic, ton taux de conversion, tes positions dans les résultats, etc. L’idée, c’est de mesurer pour ajuster.

Petit détail qui a son importance : le SEO n’est pas un sprint, mais un marathon. Compte en moyenne 3 à 6 mois avant de voir des résultats concrets. C’est un investissement long terme : constant, progressif… mais rentable.
D’ailleurs, quand on analyse les mots-clés et la concurrence, on se rend vite compte de l’enjeu. Si un mot-clé sort avec 1 million de résultats, la compétition est rude. En dessous de 100K, c’est déjà plus accessible. À toi de choisir tes batailles en fonction de tes ressources et du temps que tu peux investir.
La feuille de route SEO
Okay, maintenant qu’on a compris les règles du jeu et défini les objectifs, il faut passer au concret : la roadmap.
Tout commence par un audit du site : est-ce que les bases techniques sont là ? Est-ce que les pages sont bien structurées ? Y a-t-il du contenu de qualité ? Bref, on fait un état des lieux.
Ensuite, place à la recherche de mots-clés pour cibler ce que les gens tapent vraiment. Puis à l’optimisation technique : améliorer la vitesse, la structure, l’adaptation mobile.
Une autre brique essentielle, ce sont les liens entrants (backlinks). Plus tu as de bons sites qui pointent vers toi, plus Google se dit « tiens, ce site a l’air sérieux ».
Et comme tout bon plan, il faut un suivi régulier : regarder le trafic, les positions, les conversions. Ajuster, corriger, améliorer. En clair : c’est un chantier qui ne s’arrête jamais.
Comment parler Google couramment (sans dictionnaire)
Les mots-clés aussi ont des personnalités
Quand on parle SEO, on pense souvent : « je vais prendre les mots les plus populaires et basta ». Erreur de débutant ! Ce n’est pas parce qu’un mot-clé est tapé des millions de fois qu’il est utile pour toi. Le bon mot-clé, c’est celui qui colle à tes objectifs et à ta stratégie.
On en distingue plusieurs :
- Les mots-clés de marque : type « Nike Air Force 1 », parfait si tu veux que les gens trouvent ton produit/service précis.
- Les génériques : genre « chaussures de sport », énormes volumes de recherche, mais une concurrence de folie.
- Les spécifiques : plus ciblés, comme « chaussures running femme légères », moins de monde, mais beaucoup plus qualifié.
- Les locaux : « pizzeria Lyon 7 », pour attirer les gens autour de toi.
Et au milieu de tout ça, il y a la courte traîne (requêtes très larges, hyper concurrentielles) et la longue traîne (expressions plus précises, avec moins de concurrence mais souvent plus de conversions).

L’astuce ? Ne pas choisir entre les deux, mais les combiner intelligemment.
Trouver ses mots-clés sans perdre la boule (ni ses soirées)
Tu sais maintenant qu’il faut choisir des mots-clés. Mais comment les trouver ?
Première étape : le brainstorming. Tu listes tout ce qui vient en tête : ce que tu proposes, ce que tes clients demandent, les mots qui reviennent dans tes mails, tes discussions, tes présentations…
Ensuite : tu regroupes par thèmes. Par exemple, si tu bosses pour une agence de production, tu peux avoir « vidéo corporate », « film institutionnel », « motion design », etc.
Puis, on sort les outils :
- Google Keyword Planner : pour voir les volumes.
- Answer The Public : pour découvrir les questions que les gens se posent vraiment (genre « pourquoi », « comment », « quoi »).
- Analyse des concurrents : fouille leurs sites, regarde leurs titres, leurs descriptions… ils donnent souvent des indices.
Le but, ce n’est pas de piquer leurs mots-clés, mais de trouver des opportunités là où la concurrence est un peu moins féroce. Et parfois, viser une niche, c’est bien plus malin que de foncer tête baissée sur un terme saturé.
Petit bonus : penser au contexte sémantique. Google ne regarde pas seulement le mot-clé exact, mais tout l’univers lexical autour. Par exemple, si tu parles de « café », il s’attend aussi à voir des mots comme « expresso », « arabica », « torréfaction »… Ça rend ton contenu plus crédible à ses yeux.
Le local, c’est pas que les fruits et légumes !
Si ton site vise des clients dans une zone géographique précise, le SEO local est ton meilleur pote. Là, on joue avec des mots-clés géographiques : « coiffeur Bordeaux centre », « avocat Marseille droit du travail », etc.
Mais ce n’est pas juste mettre la ville dans un texte. Il faut aussi :
- Optimiser sa fiche Google My Business : infos exactes, adresse vérifiée, horaires à jour.
- Créer des pages dédiées par zone si besoin : « Nos services à Lyon », « Notre agence à Paris ».
- Soigner les avis clients : encourager les bons retours, répondre aux critiques, vérifier qu’ils soient authentiques.
Et pour aller plus loin : inscrire ton site dans des annuaires locaux (mais de qualité), participer à des réseaux ou événements locaux, bref, montrer que tu existes vraiment dans ta zone. Comme ça, tu apparais pile au bon moment, devant les bonnes personnes.
Optimiser un site : le ménage de printemps version digital
D’abord, savoir si tu conduis une Clio ou une Tesla
Optimiser un site sans savoir sur quelle technologie il repose, c’est un peu comme essayer de réparer une voiture sans savoir si c’est une Clio ou une Tesla.
Il existe trois grandes familles :
- Les sites sur-mesure : codés de A à Z. Liberté totale, mais il faut savoir mettre les mains dans le cambouis.
- Les CMS (WordPress, Drupal, Joomla, etc.) : les plus répandus, parfaits pour gérer facilement le contenu. D’ailleurs, WordPress alimente la moitié d’Internet.
- Les sites faits avec des outils en ligne (Wix, Squarespace, etc.) : rapides à monter, mais très limités côté SEO.
Astuce : tu peux savoir sur quoi tourne un site avec des outils comme Wappalyzer ou WhatCMS.

Google Analytics & Search Console : tes espions officiels (et gratuits)
Sans suivi, pas de progrès. Google Analytics et Search Console, c’est un peu le duo détective/médecin de ton site : l’un observe le comportement des visiteurs, l’autre vérifie que tout est bien compris par Google.
Pour les avoir actif sur son site :
- Google Analytics : tu crées un compte, tu entres ton site, tu installes la petite balise de suivi (ou une extension si tu es sur WordPress) et hop, ça traque. Tu peux même filtrer ton propre trafic (sinon, bonjour les stats faussées).
- Google Search Console : tu connectes ton site, tu déclares ton sitemap et tu surveilles l’indexation. Tu sauras si Google comprend ton contenu, si certaines pages sont bloquées ou si des erreurs traînent.
Avec ces deux outils, tu arrêtes de naviguer à l’aveugle.
Passer ton site au scanner avant l’opération
Avant d’optimiser, il faut diagnostiquer. Un audit SEO, c’est un check-up complet du site :
- Repérer les gros bobos : URLs dupliquées, contenu copié-collé, pages qui ne s’affichent pas, site trop lent ou pas sécurisé.
- Analyser le On-Page : titres optimisés, balises meta bien écrites, structure claire, mots-clés bien placés.
- Observer les positions : via Search Console, Analytics ou des outils externes pour voir où tu te situes par rapport à tes mots-clés.
- Vérifier les backlinks : garder ceux qui sont de qualité et couper les liens douteux.
Le but : corriger les faiblesses et construire sur du solide.
Écrire pour les humains, glisser des indices pour Google
Une fois les bases techniques posées, il faut soigner ton contenu. Voici quelques règles d’or :
- Un seul mot-clé principal par page, sinon Google ne sait plus vraiment de quoi tu parles.
- Les meta titres et descriptions : entre 45 et 70 caractères pour le titre, 132 à 160 pour la description. Elles doivent donner envie de cliquer (c’est ta petite accroche publicitaire).
- Structure claire : un seul H1, puis des H2/H3 pour découper, avec des mots-clés secondaires.
- Éviter les pièges : pas de bourrage de mots-clés (keyword stuffing), pas de contenu dupliqué, pas de texte écrit uniquement « pour Google ».
- Données structurées : avis, FAQ, infos produits… ça aide Google à mieux comprendre ton contenu et peut t’offrir des « rich snippets » (les encadrés qui ressortent dans les résultats).

En résumé : écris pour les humains, optimise pour Google.
La machine à contenu : ton usine à visibilité
Le SEO, ce n’est pas juste un site figé. C’est un organisme vivant qui a besoin de nouveau contenu régulier.
Pour ça, on construit une machine à contenu :
- Un espace dédié : blog, actualités, fiches produits, pages ressources…
- Une organisation claire : par catégories ou thématiques, pour que l’utilisateur (et Google) ne s’y perde pas.
- Des formats variés : articles experts, tutos éducatifs, cas clients, contenus inspirationnels, etc.
- Un maillage interne solide : chaque nouvelle page doit pointer vers d’autres, pour renforcer la cohérence et éviter les « impasses ».
Ainsi, Google comprend mieux ton site, les visiteurs trouvent des réponses précises, et toi, tu crées une vraie autorité dans ton domaine.
Backlinks & compagnie : comment devenir pote avec Google
Les liens qui font briller (et ceux qui te grillent)
Un site sans backlinks, c’est un peu comme un resto vide à l’heure du dîner : ça inspire pas confiance. Pour Google, plus des sites fiables pointent vers toi, plus il se dit « ah, ce contenu doit être utile ».
Quelques règles d’or :
- Qualité > quantité : il vaut mieux 5 liens depuis des sites crédibles que 50 depuis des blogs douteux.
- L’ancre du lien : évite le copier-coller bourré de mots-clés. Une ancre naturelle et variée fait bien plus pro.
Les types de liens :
- Follow : ils transmettent de l’autorité.
- Nofollow : ils ne la transmettent pas, mais restent utiles (trafic, visibilité).
Bref, choisis tes backlinks comme tu choisis tes amis : fiables, cohérents avec ton univers et qui t’apportent vraiment quelque chose.
La séduction version SEO (pas de bouquet de fleurs requis)
Demander un backlink à quelqu’un, ça ne marche pas avec un « coucou, tu peux mettre mon lien ? ».
Il faut apporter de la valeur :
- Un article (si tu as des choses intéressantes à dire).
- Une infographie claire qui simplifie un sujet compliqué.
- Un partage de tips qui montre ton expertise.
Petit rappel : Google tolère les liens payants, mais ils doivent être discrets, qualitatifs et utilisés avec parcimonie. Pas la peine de transformer ton SEO en marché noir.
Comment faire parler de toi (sans crier dans la rue)
Tu n’as pas encore de réseau dans le milieu ? Pas grave. Il existe des pistes toutes simples :
- Tes réseaux sociaux : Facebook, Insta, LinkedIn, Pinterest… chaque profil public avec ton site en bio, c’est un backlink en plus.
- Les sites tiers : YouTube, Vimeo, voire des commentaires pertinents sur des articles de blog. Attention ! Pertinents ce n’est pas des commentaires comme « super article, viens voir mon site ! ».
- Tes partenaires existants : un échange gagnant-gagnant, ça marche toujours mieux qu’une demande froide.
- Les mentions non liées : si quelqu’un parle de ton projet sans mettre de lien, demande-lui gentiment de l’ajouter.

Le maître-mot : naturel. Un backlink spammy, c’est comme un faux sourire, ça se repère tout de suite.
Les KPIs : la vérité sort toujours des chiffres
Un bon SEO ne se juge pas “au feeling”. Il faut des chiffres. Google Analytics devient ici ton tableau de bord :
- Trafic organique : combien viennent de Google ?
- Taux de rebond : est-ce que les visiteurs restent ou fuient direct ?
- Durée des sessions : ils lisent ton contenu ou ils s’ennuient ?
- Conversions : ton SEO attire-t-il juste des curieux ou aussi des clients/inscrits ?
Suivre ces indicateurs, c’est comme lire un électrocardiogramme : tu vois si ton SEO respire bien ou s’il est en train de s’essouffler.
Search Console : le bulletin scolaire signé Google
Si Analytics observe les visiteurs, Search Console te donne l’avis du « patron » : Google lui-même.
Tu y trouves :
- Les clics et positions de tes pages.
- Le CTR (taux de clics) : est-ce que tes titres et descriptions donnent envie de cliquer ?
- Les erreurs techniques : pages en double, erreurs 404, contenu manquant.
- La qualité des backlinks : qui te cite et est-ce vraiment pertinent.
Le suivi doit être régulier. Tu ajustes, tu testes, tu répares. C’est un peu comme l’entretien d’une voiture : si tu ne fais jamais la révision, tu finis en panne sur le bord de la route.




